Mieux comprendre
sa consommation
Consommation d’alcool ou de drogues — accompagnement à Saint-Hyacinthe et en télépratique
Quand la consommation soulève des questions, il peut être difficile d’y voir clair seul et l’ambivalence peut prendre beaucoup de place : vouloir modifier ses habitudes tout en reconnaissant ce que la consommation apporte encore.
Cette ambivalence s’explique souvent par ce que la consommation leur apporte. Elle peut en effet répondre à des besoins réels : se détendre, apaiser l’anxiété, faire taire des pensées envahissantes, décrocher d’un quotidien exigeant, combler l’ennui ou l’isolement. Pour certaines personnes, la consommation peut procurer un soulagement, du moins temporairement. Toutefois, elle ne répond pas durablement au besoin sous-jacent et peut entraîner des conséquences dans différentes sphères de vie.
Avec le temps, certaines personnes constatent qu’elles alternent entre efforts de contrôle et retours aux habitudes. Malgré la volonté d’ajuster leur consommation, les changements demeurent difficiles à maintenir.
Mieux comprendre sa relation à la consommation permet de prendre du recul sur cette ambivalence, d’identifier les situations à risque et d’examiner les différentes possibilités de changement, à partir de là où la personne se situe réellement.
Pourquoi est-il parfois difficile de modifier sa consommation
Lorsqu’une consommation s’est installée avec le temps, la modifier peut s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît.
Dans certaines situations, le cerveau – et parfois le corps – s’adaptent à la présence de la substance. On parle alors de dépendance psychologique ou physique. Ces adaptations peuvent intensifier l’envie de consommer et rendre le contrôle plus difficile, même lorsque la personne souhaite sincèrement apporter des changements.
Toutes les situations ne relèvent toutefois pas d’une dépendance. Il peut s’agir d’habitudes qui se sont installées progressivement et qui deviennent la façon privilégiée de réagir dans certaines situations, notamment face au stress, à l’ennui ou à certaines émotions.
Comprendre ces mécanismes permet de mieux situer sa réalité et d’aborder les changements de manière plus structurée.
Pour mieux comprendre sa consommation, il est utile de prendre un moment pour l’observer plus concrètement.
Comprendre la fonction de la consommation
Pour y voir plus clair, une étape essentielle consiste à dresser un portrait précis de la consommation.
Observer les contextes de consommation
En rencontre, je prends le temps d’examiner ce qui entoure la consommation : à quels moments elle survient, dans quels contextes, avec qui, et en réponse à quels besoins.
Plusieurs personnes réalisent alors que leur consommation ne survient pas “par hasard”, mais dans des situations bien précises : après une journée exigeante, lors de moments de solitude, dans certains contextes sociaux ou lorsqu’une émotion devient difficile à tolérer.
Identifier les déclencheurs et les besoins
Cette réflexion se poursuit également entre les rencontres. Il s’agit de noter quand l’envie apparaît, ce qui se passe à ce moment-là et quel besoin est présent.
Pourquoi est-ce
si difficile
d’en parler?
Aborder la question de la consommation d’alcool ou de drogues n’est pas toujours simple.
Plusieurs personnes hésitent à en parler, même lorsqu’elles ressentent un inconfort ou se questionnent sur leurs habitudes.
La honte et la peur du jugement peuvent freiner la démarche. L’ambivalence est aussi souvent présente : une partie de la personne souhaite changer, tandis qu’une autre reconnaît encore ce que la consommation lui apporte.
En parler peut alors faire peur, parce que cela peut donner l’impression de s’engager vers un changement ou créer une certaine pression.
De plus, les personnes ne se situent pas toutes au même stade de réflexion par rapport à leur consommation. Certaines peuvent minimiser les impacts ou ne pas encore percevoir les enjeux. Dans certains contextes, la consommation est aussi socialement acceptée, ce qui peut rendre plus difficile de reconnaître quand elle devient préoccupante.
Dans ce contexte, prendre le temps d’en parler dans un espace respectueux, confidentiel et sans jugement peut déjà constituer une première étape importante.
Ce que permet un
accompagnement
Un accompagnement en travail social permet d’abord de prendre du recul sur la situation et de mieux comprendre la place que la consommation occupe dans le quotidien.
Mieux comprendre sa consommation
Les rencontres visent à clarifier les déclencheurs, à identifier les fonctions que la consommation remplit et à explorer différentes façons d’y répondre autrement.
Développer des stratégies adaptées
Il ne s’agit pas d’imposer un changement, mais de soutenir une réflexion et d’accompagner la personne dans l’élaboration de stratégies adaptées à sa réalité. Les rencontres portent également sur la motivation au changement, en tenant compte des différentes étapes que la personne traverse dans son cheminement.
Cet accompagnement s’inscrit dans une démarche de suivi psychosocial individuel.
Situations fréquemment rencontrées en consultation
Certaines situations reviennent fréquemment chez les personnes qui consultent en lien avec leur consommation. Par exemple :
- Une consommation d’alcool plus fréquente ou difficile à contrôler
- L’utilisation de substances pour gérer le stress ou certaines émotions
- Des difficultés liées aux jeux de hasard et d’argent
- Le fait d’être proche d’une personne dont la consommation soulève des inquiétudes
Un exemple de démarche en suivi
L’exemple suivant est inspiré de situations fréquemment rencontrées en consultation.
Pour cette personne, la consommation s’était installée progressivement. Au départ occasionnelle et sociale, elle était devenue plus fréquente, surtout en fin de journée ou dans les moments de stress, y compris lorsqu’elle était seule.
Cette consommation prenait de plus en plus de place dans son quotidien et soulevait certaines préoccupations, notamment en lien avec son énergie, son humeur et ses relations.
Malgré des tentatives pour réduire, les habitudes revenaient. La personne se sentait partagée entre le désir de changer et le sentiment que la consommation lui permettait encore de répondre à certains besoins.
Le travail a d’abord consisté à mieux comprendre les contextes dans lesquels la consommation survenait, ainsi que les besoins auxquels elle répondait.
Cette étape a permis de faire des liens entre certaines émotions, certaines situations de vie et l’envie de consommer.
Nous avons ensuite dressé un portrait de sa consommation, exploré ses raisons de vouloir changer, situé sa motivation et clarifié les objectifs qu’elle souhaitait se donner.
Progressivement, différentes stratégies ont été mises en place afin de répondre autrement à ces besoins, tout en respectant le rythme de la personne.
Le changement ne s’est pas fait du jour au lendemain.
Avec le temps, la personne a développé une meilleure compréhension de sa relation à la consommation et une plus grande capacité à s’ajuster au quotidien. Elle se sentait également plus outillée pour faire des choix en fonction de sa réalité et de ses objectifs.
Elle arrivait ainsi plus facilement à adopter des habitudes de consommation plus modérées et mieux adaptées à sa situation.
Quand consulter ?
Il peut être pertinent de consulter lorsque la consommation soulève des questions ou crée un inconfort dans le quotidien.
Certaines personnes entreprennent une démarche lorsque leur consommation devient plus fréquente, qu’elle commence à affecter leurs relations ou qu’elle entraîne des conséquences qu’elles souhaitent mieux comprendre.
D’autres consultent simplement pour faire le point sur leur situation, mieux comprendre leurs habitudes ou clarifier leur relation à la consommation, sans être nécessairement prêtes à apporter des changements immédiats.
Dans tous les cas, il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation se détériore pour demander de l’aide.
Des objectifs qui peuvent être différents
Les situations liées à la consommation ne se ressemblent pas toutes, et les objectifs peuvent varier d’une personne à l’autre.
Certaines souhaitent réduire une consommation qui a pris plus de place dans leur quotidien, tandis que d’autres envisagent de cesser complètement.
D’autres encore ont déjà arrêté et consolider les changement réaliser ou prévenir la reprises des anciennes habitudes.
Il arrive également que des proches consultent pour mieux comprendre la situation et réfléchir à la façon de réfléchir à la façon d’intervenir ou de réagir.
D’autres personnes sont simplement en questionnement. Elles cherchent à faire le point, à examiner leur relation à la consommation ou à clarifier leurs motivations, sans être nécessairement prêtes à entreprendre un changement immédiat.
Malgré ces différences, plusieurs éléments sont souvent communs : prendre du recul, clarifier la situation, comprendre les déclencheurs et identifier des stratégies adaptées à sa réalité.
Amorcer une démarche
Vous vous questionnez sur votre consommation ou souhaitez être accompagné(e) pour y voir plus clair ?
Je vous invite à me contacter afin de voir si un accompagnement pourrait correspondre à votre situation.
